Mon père m’a offert il y a longtemps un livre. Evénement unique dans notre relation, je l’ai évidement lu. C’était In search of EXCELLENCE. Tout est dans le titre…
Ce livre a vraisemblablement marqué une génération d’ingénieurs et de managers américains dans les années 80. Il traite de la recherche d’excellence, dans sa vie professionnelle ET personnelle, comme objectif ultime. J’ai particulièrement aimé une anecdote sur l’excellence atteinte par le portier d’un grand hôtel qui retient le nom et visage des clients. A l’occasion d’une 2e visite dans l’hôtel, dix ans plus tard, le portier se souvenait encore parfaitement bien de l’auteur et de son nom..
Pendant longtemps j’ai cherché un livre pouvant prétendre à une place à côté de “In search of EXCELLENCE”. Et pour le proposer à mon père.
Je crois avoir trouvé (grâce à mon ami Arnaud).
Il s’agit de Getting things done, the art of stress-free productivity. Là encore, tout est dans le titre. L’auteur, David Allen, propose une méthode et de nombreux tips pour éliminer ce qui encombre notre esprit, nous stresse, et conduit à l’échec. Le livre est clair, la méthode difficile, l’apport potentiel immense.
Plus que tout, ce livre, bien qu’au titre moins noble que celui de mon père, a la même qualité et prétention : en s’améliorant, on devient meilleur dans tout : Avec soi, sa famille, ses amis, Au travail, à la maison, en vacances, dans ce qu’on connait et dans ce qu’on va découvrir.
Sarkozy cherche à confier à chaque élève de CM2 la mémoire d’un enfant juif tué à la Shoah et je n’y suis pas favorable.
Je ne suis ni pour ni contre Nicolas Sarkozy. De toute façon, il n’y pas d’alternative, aujourd’hui, à gauche.
Je crois que la shoah est un événement tellement démesuré et tellement unique que seule une très forte expérience pédagogique permettra d’appréhende une minuscule part de son horreur. Aucun cours d’histoire ne permettra d’atteindre cet objectif.
Selon moi la solution était 1) construire un vrai musée moderne de l’holocauste en France, spectacle audio visuel bouleversant à l’image de YadVashem en Israël 2) que le maximum d’ élèves de lycée (tous ?) en France visitent une fois ce musée, 3) Comme au musée de l’holocaust de Washington épingler au revers de la veste de chaque visiteur un badge avec le nom d’un juif exterminé dans la Shoah. Le visiteur perd son nom et prend celui d’un mort pendant les deux ou trois heures que dure le parcours.
Mais je crois que le plus dérangeant est la sensation que Sarkozy cherche à ramener la religion à la politique. A quand le jour où il nous sortira en plein discours une réplique à la Georges Bush de « Que Dieu bénisse la France ». Ce jour-là, il faudra se mettre à la politique pour remplir le vide.
Je ne comprends pas le lynchage actuellement perpétré contre cet homme. Je n’ai pourtant aucune sympathie pour lui, car je ne le connais pas, mais une fois de plus les médias ont jugés l’homme avant la justice.
J’espère que la présomption d’innocence existe encore dans les tribunaux. Mais pour ce qui est de la société, “la vraie vie”, c’est tout le contraire. Le sang de ce professionnel de la banque d’investissement est servi désormais par les médias du petit-déjeuner au diner, en passant par les gouters de 10h, de 16h et de minuit. Evidement, nom, prénom, lieu d’habitat, CV, salaire et photo à l’appui. Le peuple a soif, la société générale est blanche comme neige, tout le monde (presque) est content.
Peu importe la fin de cette histoire, mais ça me répugne de voir son sang partout. J’espère qu’il saura se relever, même s’il est coupable jusque au dessus de la tête.
Je suis intéressé par la démarche d’Evan Williams, fondateur de blogger et twitter, qui propose de créer de nouveaux produits autrement.
En somme : Nous avons développé le reflexe de chercher “Quelles fonctionnalités puis-je ajouter à un produit pour qu’il soit meilleur ?”. Pourquoi ne pas essayer une autre approche : “Quelles fonctionnalités puis-je retirer d’un produit pour en créer un nouveau ? “.
J’aime cette approche car le génie est dans la simplicité.
Evan illustre son idée avec l’exemple d’une société qui a bien réussie. Créée en 1998 elle s’est inspirait du portail Yahoo, en a retiré les fonctionnalités de portail et a gardée le champ de recherche. Elle s’appelle Google…
Mais l’exemple suivant est un peu plus piquant : un site de rencontre, dans lequel pour répondre à une proposition de rencontre, le site vous affiche uniquement la photo de la personne et deux boutons : Oui, Non.
Impossible d’échapper à la question du réchauffement climatique. Car oui, certains doutent encore de ce réchauffement, et se cacher derrière ce qui devient peu à peu une pensée unique de “oui, ca se réchauffe” comporte des risques.
Mais il est judicieux de rappeler que la question n’est pas de savoir si la planète se réchauffe ou pas. La question est de savoir s’il existe un risque de changement climatique majeur, entrainant de lourdes modifications de l’environnement et de la vie, y compris la notre et celles de nos enfants.
Aujourd’hui, certains organismes très sérieux indiquent que ce risque est majeur. Il est donc impératif d’accepter d’étudier ce risque à la hauteur de la menace qu’il représente, et prendre les mesures permettant de le réduire.
En somme, il faut gérer le risque.
Un professeur de science de l’Oregon en parle (en anglais) avec beaucoup de pédagogie, d’humour et de conviction. A faire circuler, pour sensibiliser les hommes les femmes et les politiques, pour agir.
Etre soi-même signifie écouter et comprendre ce qu’on est, ce qu’on n’est pas, ce qu’on veut réellement, pas ce que les amis, la famille ou la société nous dictent de vouloir ou devoir.
Rollo May indique dans un de ses livres que “..l’opposé du courage n’est pas la lâcheté, c’est la conformité..”.
Le dictionnaire définit le terme conformité ainsi : .. Etat de soumission (cf. conformisme).. qualité de deux ou plusieurs choses identiques entre elles.
M. Keating, dans l’extraordinaire film le cercle des poètes disparus, illustre les dangers de la conformité en indiquant à ses étudiants de marcher librement dans la cour de l’école. Chacun part à sa façon et dans sa direction, mais après un temps tout le monde se retrouve et se met à marcher dans la même direction, au même rythme, comme des soldats. Un groupe, un rythme, une pensée.
Il est important de comprendre à qui profite la conformité, car dans la société il y a des rapports de force. La conformité profite aux esprits conservateurs, ceux opposés au changement. “Il ne faut pas changer. Ca marche déjà.”, “Pourquoi créer une entreprise ? Tu as un bon poste !”, “Devenir acteur c’est de la folie, n’y penses même pas !”, “Faire de la recherche ne sert à rien. On a déjà tout ce qu’il faut.”, “Pourquoi innover ?”, “Pourquoi changer ?”
Les esprits conservateurs estiment que trop de liberté conduit au chaos créé par les non-conformistes. Cette vision du monde a pour origine de ne pas faire confiance à autrui. C’est pourquoi ils ne cessent d’ajouter des règles. Par exemple, dans les familles (à travers les interdictions), dans les entreprises (les règles autoritaires) et dans les sociétés (la politique de droite).
Il existe une réflexion talmudique autour du proverbe Im ein ani li, mi li ? qui signifie Si je ne puis pas pour moi, qui sera pour moi ? En d’autres termes, nous avons le libre arbitre, mais en choisissant quelque chose, ou en le rejetant, nous devons savoir de quoi il s’agit et pourquoi nous le faisons.
L’objet de mon propos est de comprendre, de saisir, de réfléchir, de me rappeler et de vous rappeler, pourquoi être soi-même est si important pour vivre mieux. Sans nier que gagner sa propre confiance soit difficile, chacun a le choix de chercher qui il est et devenir son soi-même, car personne ne peut le faire à sa place. Mais choisir le chemin de la conformité qui consiste en un semblant de contrôle de sa vie est éphémère, l’heure du bilan sonne toujours tôt ou tard. La conformité ne conduit qu’à la médiocrité, à la sensation d’une vie vide de sens, à l’échec.
Mieux vivre est une question de choix. Etre heureux est une question de choix. Et être soi-même en est une clef fondamentale.
Lawrence Lessig, brillant avocat professeur de droit (Stanford law school) et visionnaire favorable à la liberté de la culture, présente ici comment l’évolution de certaines lois de protection des oeuvres étranglent en réalité la créativité, pourquoi il faut que cela change, notamment par rapport à nos enfants.
Cette façon de voir le monde, à l’opposé des esprits conservateurs, illustre les forces extraordinaires qui poussent Internet aujourd’hui.
19 minutes et 7 secondes pour avoir envie de recroire en l’homme.
Les quelques jours qui précédent la nouvelle année ont quelque chose de spécial. C’est là que nous formons les pensées dans l’espoir qu’elles prennent corps par la suite. Cette capacité de création, a priori unique à l’homme, nous permet de faire, d’avancer, d’améliorer.
Maintenant que j’ai atteint mes quarante ans, je crois que la clef pour la création est dans la capacité au changement. Le changement réussi, c’est-à-dire celui qui conduit à de nouvelles bonnes habitudes et à l’abolition des mauvaises, est le fruit d’un regard vers l’avenir et non à l’analyse du passé.
L’année 2008 sera, je l’espère, à la fois la poursuite et le début du changement, pour moi, pour vous. Regardez l’avenir et changez ce que bon vous semble. Vous en êtes capable, avec la bonne stratégie.
Cette année, je vais poursuivre mon propre changement, celui d’être simplement heureux. Comme disait Mark Twain : “Le bonheur est comme un coucher de soleil en suède – il est là pour tous mais la plupart de nous regardent ailleurs”.
Bonne année 2008 à tous, de ma part, de ma Florence et des mes enfants.