Je ne comprends pas le lynchage actuellement perpétré contre cet homme. Je n’ai pourtant aucune sympathie pour lui, car je ne le connais pas, mais une fois de plus les médias ont jugés l’homme avant la justice.
J’espère que la présomption d’innocence existe encore dans les tribunaux. Mais pour ce qui est de la société, “la vraie vie”, c’est tout le contraire. Le sang de ce professionnel de la banque d’investissement est servi désormais par les médias du petit-déjeuner au diner, en passant par les gouters de 10h, de 16h et de minuit. Evidement, nom, prénom, lieu d’habitat, CV, salaire et photo à l’appui. Le peuple a soif, la société générale est blanche comme neige, tout le monde (presque) est content.
Peu importe la fin de cette histoire, mais ça me répugne de voir son sang partout. J’espère qu’il saura se relever, même s’il est coupable jusque au dessus de la tête.
Internet fait partie d’un immense changement que nous sommes en train de vivre.
Le changement est toujours difficile. Il détruit les oeuvres de certains et crée de nouvelles opportunités pour d’autres.
Mais rien n’arrête la marche en avant. Ni le terrorisme, ni les esprits conservateurs, ni ceux qui refusent d’en parler.
Shimon Peres le présente d’une façon extraordinaire (à l’occasion du LeWeb3 2006).
Un sondage LH2 de 2006 indique que 76% des Français ont entendu parler de développement durable et que seulement 30% d’entre eux croient savoir de quoi il s’agit..
Gloups..
Euuhhh… savez-vous ce qu’est le développement durable ?
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.
Le développement durable est donc un paradigme d’action collective.
Ce paradigme réunit trois dimensions habituellement étudiées séparément : L’économie, le social et l’environnement. Depuis peu, la culture est également prise en compte.
Il nous invite à percevoir de façon plus globale notre vie et notre monde, à prendre nos responsabilités, pour agir, pour préserver la capacité de notre espèce de se développer durablement. Ce paradigme nous éclaire sur les conséquences vraisemblables de notre mode de production et de consommation, sur les inégalités et les exclusions qu’elles engendrent, sur l’appauvrissement de la diversité culturelle et environnementale.
Je crois que nous savons tous que la société est aujourd’hui un champ de bataille dans lequel nous nous entretuons, une forme évoluée de cannibalisme dont le pire est peut-être à venir. Le développement durable, stade très évolué de la compréhension du monde dans lequel nous vivons, trace une voie d’avenir que nous pouvons retenir.
En regardant l’avenir, je me dis que l’être humain a atteint la capacité ultime de détruire, et que le développement durable représente un moyen de construire. À la différence d’Asimov, je ne crois pas que l’avenir commence demain. L’avenir commence avec l’action de l’homme. L’avenir commence aujourd’hui.
Bien qu’il soit rarement bon, j’adore le café parce qu’il représente un instant où le temps s’arrête.
Du café en 3 minutes au bistro, prit au milieu d’inconnus en allant au travail, jusqu’au 2e café entre amis à la fin d’un repas, en passant par le décaféiné d’un premier RDV avec une extraordinaire personne que nous avons récemment rencontrée, le café s’est finalement fait une sacrée place dans notre vie.
Ma préférence va pour le café turc que j’ai découvert dans ma jeunesse. C’est un café que j’associe à la douceur de certaines coutumes orientales et à un savoir vivre que notre société perd.
J’étais à New York et Londres récemment. À New York, j’avais presque honte de ne pas avoir mon café en marchant dans la rue, comme tout le monde. StarBucks et ses clones ont fait des ravages. On se croit dans une série télé américaine, tout le monde avec son gobelet haut en gamme carton recyclé en train de siroter son caoua d’un demi littre. À Londres c’était moins flagrant, mais les premiers champignons de bar à café semblent là. Il en est de même à Paris, par exemple à La Défense (deux Starbucks éloignés de 150m).
Parlons chiffres. Je bois deux cafés, au moins, par jour. 3 minutes au bar, 5 minutes à midi. Si on commence à ce rythme à 23 ans (jeune frais et moulu..) cela signifie qu’à 75 ans nous avons passé 150.000 minutes de notre vie à boire du café. Ça fait plus de 100 jours (et nuits) devant une tasse de café ! Ça représente aussi plus de 55.000 euros à raison de 1,5 euro le café.
A priori, chaque jour sont bues 1 milliard 400 millions de tasses de café au monde. Les super et hyper marchés vendent chaque année en France 160.000 tonnes de café torréfié pour une valeur de 1 milliard d’euros. En France, un ménage achète en moyenne 28 paquets de 250 gr/an et le kilo n’est pas loin des 10 euros TTC.
Bref, à l’échelon planétaire, le café représente le 2e marché mondial après le Pétrole !
On comprend mieux pourquoi il y a un Starbucks café tous les 30 m à New York, pourquoi ca s’étend au reste du monde et pourquoi je vais probablement boire plus de café dans les années à venir