Mon père m’a offert il y a longtemps un livre. Evénement unique dans notre relation, je l’ai évidement lu. C’était In search of EXCELLENCE. Tout est dans le titre…
Ce livre a vraisemblablement marqué une génération d’ingénieurs et de managers américains dans les années 80. Il traite de la recherche d’excellence, dans sa vie professionnelle ET personnelle, comme objectif ultime. J’ai particulièrement aimé une anecdote sur l’excellence atteinte par le portier d’un grand hôtel qui retient le nom et visage des clients. A l’occasion d’une 2e visite dans l’hôtel, dix ans plus tard, le portier se souvenait encore parfaitement bien de l’auteur et de son nom..
Pendant longtemps j’ai cherché un livre pouvant prétendre à une place à côté de “In search of EXCELLENCE”. Et pour le proposer à mon père.
Je crois avoir trouvé (grâce à mon ami Arnaud).
Il s’agit de Getting things done, the art of stress-free productivity. Là encore, tout est dans le titre. L’auteur, David Allen, propose une méthode et de nombreux tips pour éliminer ce qui encombre notre esprit, nous stresse, et conduit à l’échec. Le livre est clair, la méthode difficile, l’apport potentiel immense.
Plus que tout, ce livre, bien qu’au titre moins noble que celui de mon père, a la même qualité et prétention : en s’améliorant, on devient meilleur dans tout : Avec soi, sa famille, ses amis, Au travail, à la maison, en vacances, dans ce qu’on connait et dans ce qu’on va découvrir.
Ma fille ainée a perdue sa première dent de lait. Elle a presque 6 ans. La souris est évidement passée…
Mais en fait, d’où vient cette histoire de la petite souris ? et la coutume de remplacer la dent par de l’argent ?
En fait, la petite souris fait partie du folklore de nombreux pays. Il est probable que l’origine soit anglo-saxonne en ce qui concerne le rituel d’échange dent-argent (conte de La Fée Des Dents de Lee Rogow, 1949). Mais la petite souris prend ses racines en France au 17ème siècle sous Louis XIV : Madame d’Aulnoy écrit le conte de fée de la Bonne Petite Souris. Ce conte est différent de l’histoire que l’on raconte aujourd’hui à nos enfants : c’est l’histoire d’une fée qui se change en souris pour aider la gentille reine à se défendre contre le vilain roi.
Pour punir le roi, la petite souris le hante en se cachant sous son oreiller. La nuit, elle lui dévore les oreilles, le nez et tout l’intérieur de la bouche - ! L’histoire de la petite souris telle qu’on la connaît maintenant remonte au début du 20ème siècle. En 1927, Esther Watkins Arnold publia The Tooth Fairy (La Fée Des Dents), une saynète en trois actes pour les enfants (a three-act playlet). Puis, en 1949, c’est Lee Rogow qui publia The Tooth Fairy (” La Fée Des Dents”), premier véritable conte pour enfant sur la petite souris. Ce conte fut très populaire dans les années 50. Depuis, les parents ont adopté cette petite souris qui fait désormais partie de la vie familiale.
Cet exercice mental, dont l’origine est vraisemblablement un système de comptage des bergers anglais dit Yan Tan Tethera, est particulièrement connu de certaines cultures en Europe. Malheureusement, cette activité est tellement ennuyeuse que le cerveau cherche à trouver d’autres sujets d’intérêts stimulant ainsi son activité et nous gardant éveillé plus longtemps que d’habitude…
L’expérience conduite à travers 50 personnes souffrant d’insomnie, répartis en un tiers devant s’endormir en comptant des moutons, un second tiers devant imaginer une cascade ou un plage, et le dernier tiers de ne pas changer leurs habitudes.
L’expérience conduite à travers 50 personnes souffrant d’insomnie, répartis en trois groupes. Le premier groupe devait compter des moutons pour s’endormir, le second à une plage ou à une cascade, et le troisième à ne pas changer ses habitudes.
Excepté ceux qui devaient aller aux toilettes… les insomniaques du groupe plage / cascade se sont endormis 20 minutes plus tôt que d’habitude. Quant à ceux devant compter des moutons, ils sont tombés dans les bras de Morphée plus lentement que d’habitude…
Bonne nuit à vous tous, y compris à Mr Bean que ma fille Léora adore.