Une nouvelle page de ma vie démarre, une nouvelle version de moi-même, mon moi 4.0.
Ce moment m’inspire le silence. À ce jour, c’est le silence qui m’a le plus donné pour apprendre, pour progresser, pour agir.
Pour mes 16 ans, j’ai choisi de parler moins. C’était une décision essentielle et très intuitive. L’idée découverte dans un livre d’Agnon selon laquelle le nombre de mots dans une vie pouvait était limité, qu’une fois la limite atteinte on mourrait, m’avait fait sourire sans vraiment paraître stupide. Je n’avais pas peur de mourir, mais peu à peu je me suis mis à parler moins.
Mais je parle trop, encore maintenant.
L’alphabet hébreu commence par la lettre aleph qui ne se prononce pas. Son sens est la connaissance profonde. Les trois lettres qui suivent (beth, ghimel, daleth) constituent un mot, beged, signifiant vêtement. Symboliquement, ces trois lettres permettent de vêtir le sens silencieux de la connaissance. Mais le mot beged signifie aussi tromperie. Comme celle de mots…
Pour dépasser la difficulté de mettre en mot nos idées et nos sentiments, il faut accepter de se taire pour apprendre à écouter et à penser. C’est dans le silence que nous apprenons à dépasser les opinions, les convictions, les a priori. C’est dans le silence que nous ouvrons la porte à la connaissance.
C’est dans le silence que j’ai découvert que mon ennemi a sa vérité ses raisons et ses différences, qu’au fond il est comme moi et que finalement il serait souvent préférable de chercher des moyens d’arrêter d’être ennemis. Dans le silence j’ai appris qu’il faut toujours parler, avec ceux qu’on aime, avec ses amis, avec ses ennemis et par-dessus tout avec soi-même. Dans le silence, j’ai appris à m’arrêter, pour regarder et admirer les choses simples de la vie, tout ce qui nous entoure, pour ressentir à quel point la vie est un miracle.
Bon.. voilà, minuit passé depuis déjà quelques minutes, mon nouvel age est officiel. Il ne me reste plus qu’à commencer cette nouvelle phase par un grand cri de joie… Wahoooooooooooooooooooooo.. j’ai 40 ans !
P.S.
Ce moment m’inspire aussi à faire un petit bilan sur mon blog. Mes billets sont trop longs, un peu trop lourds.. va falloir alléger un peu et peut être passer en anglais. Aussi, héberger son blog sur un site dédié sera un plus côté souplesse et plug-ins. Finalement, il serait judicieux de lire plus de blogs d’amis internautes et de façon plus régulière.
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Un sondage LH2 de 2006 indique que 76% des Français ont entendu parler de développement durable et que seulement 30% d’entre eux croient savoir de quoi il s’agit..
Gloups..
Euuhhh… savez-vous ce qu’est le développement durable ?
Une commission mondiale sur l’environnement et le développement l’a défini ainsi:
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.
Le développement durable est donc un paradigme d’action collective.
Ce paradigme réunit trois dimensions habituellement étudiées séparément : L’économie, le social et l’environnement. Depuis peu, la culture est également prise en compte.
Il nous invite à percevoir de façon plus globale notre vie et notre monde, à prendre nos responsabilités, pour agir, pour préserver la capacité de notre espèce de se développer durablement. Ce paradigme nous éclaire sur les conséquences vraisemblables de notre mode de production et de consommation, sur les inégalités et les exclusions qu’elles engendrent, sur l’appauvrissement de la diversité culturelle et environnementale.
Je crois que nous savons tous que la société est aujourd’hui un champ de bataille dans lequel nous nous entretuons, une forme évoluée de cannibalisme dont le pire est peut-être à venir. Le développement durable, stade très évolué de la compréhension du monde dans lequel nous vivons, trace une voie d’avenir que nous pouvons retenir.
En regardant l’avenir, je me dis que l’être humain a atteint la capacité ultime de détruire, et que le développement durable représente un moyen de construire. À la différence d’Asimov, je ne crois pas que l’avenir commence demain. L’avenir commence avec l’action de l’homme. L’avenir commence aujourd’hui.
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et tous les autres extraterrestres non plus.
Il y a longtemps, j’ai beaucoup voyagé dans mes rêves. D’abord, en faisant le tour du monde dans le Nautilus. Après, dans notre espace, accompagné d’un robot ami relié à Multivac, à qui j’ai posé La Dernière Question. Finalement, dans des galaxies lointaines, en tant que farouche opposé des forces du mal, jeune Jedi formé par Yoda en personne.
Entre les opposés à la simple idée d’une vie extraterrestre et ceux qui y croit fermement au point d’attendre le retour de Dieu sur la planète X, en passant par ceux qui installent sur tous les ordinateurs de leur entourage le programme du SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence).. j’ai fait mon choix de croire, avec retenue. Croire que dans cet univers immensément immense l’homme ne peut être seul.
Mais il y a un an, j’ai cessé de croire aux hommes verts et en Yoda.
En grandissant, en prenant conscience, je crois que nous avons tellement peur que nous cherchons par tous les moyens de fuir notre solitude. Cette solitude individuelle que nous découvrons déjà enfant, celle qui nous fait savoir que nous sommes seuls en nous-mêmes, à vie.
Nous pouvons fuir jusqu’au bout de l’univers, mais nous sommes seuls. Nous pouvons croire que le messie viendra nous sauver, mais il n’y a pas de messie. Nous pouvons croire en Dieu, mais même s’il existe il n’agira pas. Tant que nous n’admettrons pas que nous sommes seuls responsables de notre destin, que nous sommes seuls à pouvoir faire et défaire, créer et détruire, avancer ou stagner, notre liberté sera la propriété de pouvoirs étrangers à nos intérêts.
En renonçant à Yoda, j’ai accepté ma solitude pour gagner une brique de plus de ma Liberté. Accepter ma liberté consiste à croire que personne ne sera pour nous ce que nous devons être pour nous même. J’espère que la force sera avec moi 
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